SEGMENT
Brique de base d'un message EDI : un groupe d'éléments cohérent porté par un tag, terminé par un délimiteur de fin.
Définition
Un segment est l'unité structurelle élémentaire d'un message
EDI. Il agrège un ensemble cohérent de données autour d'une fonction unique
— identification d'une partie, montant, période, ligne d'article. En
EDIFACT, sa syntaxe est codifiée par ISO 9735 :
un tag à 3 lettres (NAD, BGM, DTM, QTY, PRI…), suivi d'une
succession d'éléments de données séparés par le caractère
+, terminée par l'apostrophe '.
Les éléments composites internes sont séparés par le caractère :.
Tous ces séparateurs sont déclarés dans le segment de service UNA, optionnel
mais recommandé pour fiabiliser la transmission de caractères non-ASCII.
Un message EDIFACT est donc une séquence ordonnée de segments : UNH (header), BGM (beginning), une série de segments métier (NAD, RFF, DTM, LIN, QTY, PRI…) puis UNT (trailer). Les répertoires UN/EDIFACT (D.96A, D.01B…) décrivent la liste et l'ordre des segments autorisés pour chaque type de message.
Origine
La notion de segment vient directement des standards qui ont précédé EDIFACT, notamment ANSI ASC X12 dès 1979, où l'on trouve la même architecture « segment + éléments ». UN/EDIFACT a généralisé cette logique avec une syntaxe et un répertoire centralisés, normalisés par l'ISO en 1988 (ISO 9735), révisés en 2002. Le terme couvre désormais une réalité commune à de nombreux standards : loop / segment en X12, composite / element en EDIFACT, element / attribute en cXML et UBL.
Exemple en contexte
Trois segments successifs d'un ORDERS :
Chaque ligne est un segment : NAD identifie l'acheteur, DTM porte la date
du document (qualifiée 137 = « document date », 102 = format
CCYYMMDD), QTY porte la quantité commandée (qualifiée 21 = « ordered
quantity »). Tous trois suivent la même grammaire : tag + composites
séparés par + + apostrophe finale.